22.11.2009

BIOLAY : LA GENESE DE LA SUPERBE

LA GENESE DE LA SUPERBE
ou la naissance d'une chanson.

Ici dans une vidéo tournée en 2007 à ST Germain
Bande son court métrage.
B. Biolay avec Virginie Ledoyen
VOYAGE AU BOUT DE LA RUE


la Superbe au commencement ...
le savoir faire de la "french touch"
vous l'avez au final sur l'album la SUPERBE quelle aventure !
vous connaissez la suite ... çà part d'une "étincelle" souvent.
la voilà pour vous.

podcast
Plus d'infos : la-superbe-t2846.htm


20.11.2009

PAS TOUCHE A GAINSBOURG

BALLADE A LA R.A.T.P.
***OUI MAIS VOILA !***
PAS TOUCHE A GAINSBOURG

même à travers une affiche de Film !


A la Ratp, on applique la loi Evin à la lettre.
Cigarette ou pas, volutes bleues ou mauves, il n'en demeure pas moins
que Monsieur Gainsbourg a fait la promo de la dite R.A.T.P. en chantant :

Le Poinçonneur des Lilas ...

Là on lui a fait des trous de ZERO CLASSE

alors qu'il mérite la PREMIERE CLASSE.

Donc aux mémoires courtes, et aux idées fumeuses, loi Evin ou pas je dis çà suffit !
on sait que "fumer tue", c'est "écrit en gros sur les paquets de cigarettes.
Supprimer la Marlboro de Lucky Luke passe encore,
effacer la pipe de Mr Tati là je commençais à tiquer sérieusement ...
Mais finir avec la Gitane de Gainsbourg là je m'insurge !
dans la foulée, qu'on oublie surtout la pipe d'écume de Georges Brassens.
C'était une fausse en chocolat ...

le tabac vient d'augmenter au passage ...
qu'en est il alors de l'alcool !
il y a même Cointreau qui fait des soirées peoples,
avec des pseudos stars un "verre à la main"
Et ce soir c'est la fête du Beaujolais nouveau ...

Quand on réalise un film sur le fléau de l'alcoolisme on fait comment ?
on suce des bonbons a l'anis.
la je dis attention il faut aussi censurer :
Annie aime les sucettes, les sucettes à l'Anis  etc
voila juste de quoi ressortir l'extincteur de l'Homme à la tête de chou.

quelle hypocrisie c'est lamentable ! on savait déjà que la R.A.T.P. c 'était
(rentre avec tes pieds) désormais la vanne est dépassée on pourra dire
(réflechis avec tes pieds).

Il me vient une furieuse idée et si je tournais un "film" sur le tabagisme
QUID de l'image ?


et la LIBERTE, le LIBRE ARBITRE on en fait quoi ...
on fait quoi pour la pollution, la couche d'ozone, le recyclage des déchets Nucléaires.
mais voilà çà fait bien de s'en prendre a une AFFICHE

C'EST FACILE SURTOUT !
çà donne bonne conscience, belle image.
un visuel quelqu'il soit ne me fera jamais faire ce que je n'ai pas envie de faire.

et là j'ai juste envie d'en fumer une,

Pour GAINSBOURG !
et pour les poinçonneurs de la R.A.T.P. qui font des trous dans les affiches.

J'en profite pour rendre un discret hommage au regretté  Guillaume Depardieu
qui a écrit une chanson qu'il a intitulé

"JE FAIS CE QUE JE VEUX DE MON CORPS"
il a sa place dans ce sujet.

en conclusion quelques citations de SERGE GAINSBOURG :
(pour le plaisir)
"J’ai eu une une crise cardiaque ce qui prouve que j’ai un cœur.
J’arrête de fumer toutes les 5 minutes.
Je fume, je bois, je baise. Triangle équilatéral.
La connerie est la décontraction de l’intelligence."

Amateur de bons mots il disait :

"Je bois et je fume. L'alcool conserve les fruits ; la fumée conserve la viande."
il aimait emprunter cette expression à Ernest Hemingway.
Gainsbourg n'était jamais à court de bons mots.
tout est raconté ici :


http://www.artmony.biz/chanteurs-francophones-f79/serge-g...

enfin, presque

Quoiqu'il arrive il parait que Dieu est un Fumeur de HAVANES
et Gainsbourg un Fumeur de Gitanes.

 


On censure ou pas dans ce cas !
nin@rtmony

 

Plus d'info : gainsbourg-une-vie-heroique-t755.htm#16335

18.11.2009

HENRY MILLER

LES DERNIERES LETTRES
Lettres d'amour à Brenda Venus




Cette correspondance (1976-1980)
est le fruit d’une « grande affaire de cœur ».

Henry Miller, âgé de quatre-vingt-cinq ans, malade, quasi aveugle, une arthrite et une sclérose des jambes l’obligent aux déplacements restreints et au déambulateur.

Il a connu le grand amour avec Mona, June, Betty et Anaïs.
Il ne se remet pas du divorce récent avec Hoki, une charmante pianiste japonaise, perd confiance, se retrouve seul et grabataire. La chance lui fait rencontrer Brenda Venus, une actrice peu connue, une très belle femme beaucoup plus jeune que lui. Elle le maintint en vie littéralement grâce à sa générosité, son tact, sa sensibilité et son intelligence.
Elle fut la muse nourricière d’un grand esprit sur le déclin. Dans les mille cinq cent lettres qu’il lui adressa lors de ses quatre dernières années, il redevint le jeune amant, le joyeux renégat de ses premiers bouquins. Henry Miller termina ses jours dans une miraculeuse euphorie amoureuse grâce à cette amitié féminine qui lui donna le pouvoir de dominer ses infirmités
et de connaître toutes les joies d’avant la fin.

Extraordinaire échange épistolaire, d’une exubérance et d’une force vitale incroyables ! Tant de passion alliée à tant d’amour en dit long sur la force, la tendresse, la vérité de ce dernier amour. Les explications de texte en italique de Brenda Venus nous éclairent :

« Je n’arrivais jamais à concilier les deux aspects d’Henry que je connaissais : l’homme timide, simple, doux, qui m’initiait avec une rare délicatesse à la beauté de l’amour physique, par les livres, l’art, et la poésie, et l’autre Henry, qui se vantait du réalisme, aussi cru qu’il soit, de tant de ses descriptions sexuelles. »
Grivois, romantique, délirant, drôle, choquant, Henry Miller nomme un chat un chat, dans un style « anatomique ».
Plein de vitalité, d’esprit, il déverse ses humeurs tel un torrent en pleine force de l’âge. Spontanées, intimes, ses lettres ont de l’allant, viennent d’un cœur énorme. Certaines sont érotiques et imaginaires, d’autres ancrées dans la réalité. Miller aimait la vie et riait beaucoup.

« J’ai toujours soutenu que si la Vie est bonne, la Mort doit l’être aussi.
Toutes deux sont des mystères, pas des désastres. »

Son optimisme et sa curiosité l’aidèrent à ignorer la vieillesse et sa santé déclinante. Le plus remarquable est qu’il ouvrait les yeux à la jeunesse tout en donnant l’impression d’avoir le même âge. Plus il aimait, plus il était jaloux, devenant drôle et charmant, parfois difficile à comprendre.

Brisé par le Nobel qu’il espérait et n’obtint jamais car les responsables attendaient qu’il devienne respectable
(« Jamais de la vie ! Je ne deviendrai jamais quelqu’un de respectable, je ne serai jamais rien d’autre. Je ne me vois pas m’arrêtant un jour d’écrire. Il se peut que je finisse par écrire de la merde, mais j’écrirai toujours ce que je sens. Je mourrai peut-être la plume à la main. »),

Henry Miller rend hommage à la littérature en citant ses amis — Isaac Bachevis Singer, Blaise Cendrars
— des ouvrages fétiches — L’Idiot, Que ma joie demeure, etc. — ou en nous honorant de grandes phrases :
« Je ne pense pas qu’il faille lire pour s’instruire, mais pour donner à son âme une chance de s’épanouir. »

Fasciné par l’astrologie, l’astronomie et la numérologie, il se considérait comme un voyant, s’attribuait des pouvoirs de perception métapsychiques, faisait des prédictions et certaines finissaient par se réaliser.

Il occupait ses journées entre les aquarelles qu’il peignait sur sa table de ping-pong, le courrier quotidien colossal auquel il répondait en opérant un grand tri, la lecture et l’écriture, et surtout il rêvait et fantasmait sur Brenda, lui écrivait souvent plusieurs fois par jour ! Ce fut un amour fou, passionnel. Il pensait à elle tout le temps et même entre-temps.

« Et tu es cet un, ce tout dans tout, qui inspire le désir fou, la beauté,
le courage, la témérité. »
Leur relation, plus céleste que terrestre, était de nature spirituelle,Dune union d’âmes sacrée. Jamais rassasié, Henry Miller vécut un amour orphique,Dprodiguant des conseils éclairés à sa chère Brenda Venus :
« N’essaie pas de changer le monde. Change de monde ».


Il mourut la plume à la main, gribouillant en français et en anglais :

« Je peux écrire jusqu’à la mort. Pas mal quoi ! »
Lettres d'amour à Brenda Venus

Éditions 10/18. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Denis Authier.
Texte de Brenda Venus, préface de Lawrence Durrell.


Plus d'informations sur Henry MILLER : henry-miller-un-homme-de-passion-t2888.htm#16261

17.11.2009

TOM WAITS

TOM WAITS ... UN UNIVERS





Lorsque Tom Waits rejoint Island en 1983, le climat change.
Sa période 'Tin-Pan-Alley' à base de jazz nocturne à haute pression et de ballades matinales à basse pression,
fait place à un temps très couvert, puis à la tempête, aux trombes d'eau, aux éclairs,  aux inondations soudaines et aux grêlons gros comme des cailloux.

Le pays où réside la muse de Waits a connu un changement radical de climat.
Au lieu de narrer ses histoires à base de couplets chantés,  Tom Waits commence alors à agencer ses mots dans un style impressionniste  et les plonge dans un contexte particulièrement sombre,  bardé de fils de fer barbelés et truffé de démons rampants.  C'est la rencontre entre Cole Porter et Edgar Allan Poe.

Comparé avec la première période de Tom Waits (de 1972 à 1980, sur Elektra / Asylum),  on pourrait dire que la demoiselle qui lui aurait servi de modèle  se retrouverait avec un nouveau nez, un œil vert démesuré et un front à damiers.

Certains titres de la période Island sont des petites nouvelles très noires. D'autres semblent avoir été trouvés dans un journal oublié au fond d'un tiroir  dans une maison abandonnée. On y trouve aussi des éloges, des odes, des mises en garde, des titres au rythme soutenu, des élégies, des essais sur la mort,  des récitations journalistiques, des berceuses tragiques ou des mélodies vieilles comme le monde. Certains sont poignants et tordus, comme "Good Old World" par exemple,  qui est une lamentation sous forme de valse dans laquelle le fantôme d'un mort chante son désespoir de ne plus être en vie.

La grêle n'a cessé de tomber durant la période où Tom Waits est sur Island,  dix années qui ont donné sept albums très élaborés. Une histoire racontée sur Beautiful Maladies-The Island Years, à travers 23 chansons que Waits a choisies et répertoriées.  Rien que les titres de ces chansons évoquent l'intensité d'ensemble et la diversité de son œuvre : "Jockey Full Of Bourbon" (Le Jockey Plein De Bourbon), "Earth Died Screaming"
(La Terre Est Morte En Hurlant), "I Don't Wanna Grow Up"  (Je Ne Veux Pas Grandir), "Innocent When You Dream" (Tu Es Innocent Quand Tu Rêves).


C'est pendant ces années-là que Waits commence à modifier certaines choses... notamment au niveau de l'écriture, en collaborant activement avec sa femme  Kathleen Brennan, et en se produisant lui-même.
La production prend alors une place aussi prépondérante dans son processus créatif que le choix des instruments ou les textes. Waits s'oriente vers le 'lo-fi', si l'on peut dire,  en refusant toute technologie digitale de pointe au profit de prises très naturelles et organiques. D'autres artistes ont été influencés par son style de production et si certains d'entre eux ont aujourd'hui le souci "de faire sonner le définitif comme la démo " dès qu'ils entrent en studio, c'est en grande partie grâce à Tom Waits. Une partie de Bone Machine a été enregistrée chez lui sur un magnétophone portable.

Pendant ce temps, la formation 'piano + groupe'  (avec de temps en temps des parties orchestrées sous-jacentes)  des multitudes d'instruments que Lewis Carroll aurait certainement appréciés :
des claviers 'calliopes', des grosses caisses et autres batteries de fanfare,  une scie à main, un orgue à pédale, un méllitron, un optigon, un farfisa, un piano trafiqué,  un banjo... et même quelque chose que Waits a fabriqué pour l'album Bone Machine : un instrument à percussions qu'il a baptisé 'conundrum' (jeu de mot entre devinette et tambour / batterie). Comme il l'a expliqué un jour à un journaliste à propos de l'album Swordfishtrombones :
« Tu écris deux chansons, tu les enfermes toutes les deux dans la même pièce  et elles font des enfants. »

Tom Waits : compositeur de musique de films

Tom Waits fait de la musique depuis un quart de siècle.



Son dernier album The Black Rider, musique d'un conte populaire allemand dirigé par Robert Wilson, remonte à 1993. Depuis il s'est consacré à d'autres projets.

Il a écrit plusieurs nouvelles chansons avec Kathleen Brennan, son épouse et collaboratrice :  "The Fall Of Troy" et "Walk Away"  pour le film Dead Man Walking (La dernière Marche) de Tim Robbins ;  "Louise" pour le nouvel album de duos de Jack Elliot, intitulé Friends Of Mine (interprété par Tom Waits et Jack Elliot) et "A Little Drop Of Poison" pour le film de Wim Wenders The End Of Violence . Tom Waits a également enregistré des voix pour une étude orchestrale de 75 minutes du compositeur Gavin Bryars, intitulée "Jesus' Blood Never Failed Me Yet",
dans lequel il chante sur un enregistrement datant de 1971 d'un vieux clochard  entonnant l'hymne du même nom.

Après Black Rider, Tom Waits et Kathleen Brennan sont partis en Allemagne  pour co-écrire les chansons et la musique de l'opéra d' "Alice aux Pays des Merveilles"  de Robert Wilson, dont l'histoire est basée non pas sur le livre de Lewis Carroll mais sur sa relation avec la fille qui a inspiré cette histoire, Alice Little.
" Alice " est toujours à l'affiche du Thalia Theater d'Hambourg et devrait vraisemblablement  passer au Lincoln Center de New York, de même que The Black Rider.

Tom Waits a également participé au concert "Not In Our Name" à Los Angeles en mars 1998 destiné à récupérer des fonds pour aider les familles  des victimes de crimes et également des condamnés à mort,
avec Ani DeFranco, Lyle Lovett, Steve Earle, Eddie Vedder et Michele Shocked.

Parallèlement aux deux bandes originales mentionnées auparavant, Tom Waits en a également signé deux autres : Coup de Cœur de Francis Ford Coppola (1980),  nominée aux Oscars en tant que 'Meilleure Musique de Film et Night On Earth de Jim Jarmush en 1992. C'est en 1980 qu'il a commencé à travailler pour le cinéma
écrivant et chantant le thème de "On The Nickel" de Ralph Waite sur les mauvais quartiers, suivi en 1985 de deux chansons pour un documentaire sur les enfants de la rue à Seattle,  intitulé Street Wise.

 

Plus d'infos : tom-waits-le-californien-t1896.htm#16267

15.11.2009

NORAH JONES

Norah Jones prend le risque de « groover »
et c’est de toute beauté


Avec The Fall, Norah Jones réussit le pari de mêler
«la beauté et un côté brut de décoffrage».

Le quatrième album de Norah Jones, « The Fall », sort lundi.  Après avoir vendu plus de 36 millions de disques à travers le monde, la plus pop des chanteuses jazz décide d’explorer de nouveaux horizons musicaux. Ici tout est « groove » et électricité. Norah Jones a changé. En bien.

PAR DAVID MONNERY
saintomer@lavoixdunord.fr

Cela avait été un choc. D’entendre cette contrebasse feutrée, cette batterie lascive jouée aux balais et surtout cette voix. Celle d’une diva jazz sortie d’une époque qu’on croyait désespérément révolue. Norah Jones secouait déjà les ondes radiophoniques avec son premier album Come Away With Me. C’était en 2002.

« C’était il y a seulement sept ou huit ans, mais j’ai l’impression que c’était il y a un siècle », commente Norah Jones.

Ses deux albums suivants avaient décliné la formule magique avec autant de succès. Plus de 36 millions de disques vendus dans le monde au total. Comment survivre artistiquement à ça ? En prenant le risque d’évoluer. Norah Jones a soufflé trente bougies cette année. Elle a coupé ses cheveux. Et ça s’entend.

« Pour cet album je n’avais qu’une sonorité en tête, explique-t-elle.  Je voulais qu’il groove davantage, que le son soit différent. »

C’est réussi. Le single Chasing Pirates en est la parfaite illustration. Ça groove, incontestablement. C’est électrique. Et toujours terriblement sensuel.

« Je suis plus âgée désormais et ça se ressent dans mon écriture.  Avant je m’inquiétais toujours lorsqu’il s’agissait d’écrire des chansons car j’étais novice dans ce métier. À présent, je n’ai pas peur d’essayer des choses nouvelles. J’ai assez confiance en moi pour les laisser jaillir afin de pouvoir les entendre. »

Avec même une certaine audace comme sur It’s Gonna Be et sa rythmique primitive qui lorgne du côté des White Stripes. Il se trouvera bien quelques puristes pour assurer que la jolie fille du cultissime Ravi Shankar a vendu son âme au diable pour charmer les sirènes de l’air du temps. Et les récompenses aux Grammy Award déjà promises à The Fall les conforteront sans doute dans leurs convictions étriquées. Tant pis pour eux. Car Norah Jones prouve que sa voix sans égale se nourrit d’une oreille experte et d’une culture musicale certaine. Quand elle décide de changer de son,l’interprète compositrice fait appel à Jacquire King orfèvre notamment du savoureux Mule Variations de Tom Waits.

« Je ne sonnerai jamais comme Tom Waits,  mais il y a des éléments de ce disque que je voulais pour le mien,
notamment cet équilibre entre la beauté et un côté brut de décoffrage, ainsi que ce son si naturel. »

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Les très épurés Tell yer Mama et Man of the Hour, en fin d’album, sont des concentrés de cette recette. Ainsi que l’impeccable balade country December que Norah Jones chante  comme si l’ange d’Elvis Presley reposait sur son épaule.  Une beauté intemporelle. Faite pour durer. •

Norah Jones, « The Fall » (Blue Note, EMI, environ 15 E), sortie le 16 novembre.


13.11.2009

LES VOIX GRAVES

Les femmes aiment les voix graves…




Les femmes seraient plus séduites par les voix graves.

C’est ce que révèle une étude réalisée par une scientifique de l’Université de Leiden, aux Pays-bas. La chercheuse a enregistré la voix de 39 hommes, dont elle a également noté certaines caractéristiques physiques (poids, taille…).

Elle a ensuite fait écouter ces voix à plusieurs femmes, puis les a interrogées sur l’aspect du propriétaire. Résultats : les voix graves sont jugées comme les plus séduisantes. Les demoiselles interrogées imaginent ces barytons plus grands, plus lourds, plus musclés… et avec plus de poils sur le torse ! Mais le problème, c’est qu’elles se trompent du tout au tout !

Car, sur le faible échantillon d’hommes réunis par la chercheuse, il n’y avait aucune corrélation entre la stature, la musculature ou la pilosité et le timbre de voix ! Cette préférence pour les sons graves semble donc plutôt aléatoire… Alors, si vous recherchez des hommes au torse velu, il faudra trouver un autre indice…

Source : Animal Behaviour, Vol. 60, No. 6, Dec 2000, pp. 773-780

 

 

Les hommes à la voix grave ont plus de testostérone et plus d'enfants.

Quel est le meilleur atout séduction d’un homme ?
Son corps musclé ?
Ses traits réguliers ?
Son compte en banque bien alimenté ?
Vous n’y êtes pas du tout.

Le plus important pour séduire une femme, c’est une belle voix grave. Si, si, c’est scientifiquement prouvé.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont rendus au fin fond de la Tanzanie. David Feinberg et ses collègues du département psychologie, neurosciences et comportement de l’université McMaster sont allés à la rencontre des Hadza, une tribu ayant conservé un mode de vie ancestral.

Pour répondre à la question existentielle « qu’est-ce qui attire les femmes ? », les chercheurs ont interrogé 49 hommes de la tribu en leur demandant notamment combien ils avaient d’enfants. Par ailleurs les chercheurs ont pris le soin d’enregistrer ces interviews pour analyser la voix des hommes interrogés.

Résultat : les hommes qui ont la voix la plus grave sont ceux qui ont le plus d’enfants, ce qui, par extrapolation scientifique, signifie qu’ils sont aussi ceux qui plaisent le plus à ces dames. Ainsi l’homme possédant la voix la plus profonde de la tribu avaient 10 enfants, alors que le représentant masculin à la voix la plus haut perchée n’avaient fait « que » 3 enfants.

Comment l’expliquer ?
Probablement parce que les hommes à la voix grave sont ceux qui ont le plus de testostérone
suggèrent les auteurs. Ce qui bien sûr décuple leur potentiel de séduction.

Au fait, ils ont eu des enfants les Bee Gees ?

5 pour Barry Gibb, 3 pour Robin et 2 pour son frère jumeau Maurice…
Une bonne étude scientifique nous montrerait certainement que le pantalon patte d’eph’ peut remplacer avantageusement une grosse voix grave et virile…

Aline Périault nouvel obs

 

Plus d'informations : musicotherapie-t1783.htm#10348

11.11.2009

Madeleine PEYROUX

Madeleine Peyroux, Au Casino de Paris, le 17 novembre.

 

 

Hasard des programmations, cette chanteuse souvent comparée à Billie Holiday  est également à l'affiche cette semaine.
Moins glamour sans doute, mélancolique et tourmentée, Madeleine Peyroux s'est offert le luxe de disparaître pendant huit ans entre son premier album Dreamland (1996) et Careless Love.



Elle n'en demeure pas moins l'une des plus grandes interprètes de jazz. Bouleversante sur disque, dotée d'un timbre qui transcende la souffrance, en douceur !

Bare Bones, dernier opus  lumineux est ici :

B001KP2Y3K



"La Madeleine du Jazz" une Artiste sans concessions, authentique, dans la galeries des "singes savants opportunistes" qui s'affublent d'appellations non contrôlées  Miss Peyroux est une bouffée d'air pur. Et il en faut ! des "Madeleine" bien fondantes qui ne se confondent pas ...

Et si Madeleine c'était le Pérou  ?

 

Plus d'informations :
madeleine-peyroux-t2326.htm#16141

10.11.2009

DITES LE AVEC DES FLEURS

Le symbolisme des fleurs se retrouve dans leur couleur et leur variété. Chaque choix doit être judicieux pour ne pas heurter les sensibilités. Un ton mal assorti, une espèce mal choisie, et c’est le quiproquo assuré !

Il faut également bien savoir que plus une couleur est pâle, plus le sentiment se veut léger et discret. A contrario, les tons plus sombres sont souvent empreints de tristesse. Enfin, les couleurs vives décuplent la force de l’émotion.
On peut trouver certaines fleurs dans une grande variété de couleurs comme la rose. Elles peuvent ainsi avoir beaucoup de significations différentes selon la couleur utilisée


Le blanc c'est la pureté, la virginité, mais aussi le raffinement et l’élégance. Les fleurs blanches sont parfaites pour exprimer l’admiration que l’ont ressent envers quelqu’un. En effet, sa pureté évoque la perfection. Symbole de naïveté, une fleur blanche sera parfaite pour une jeune fille en fleur.
Le rose évoque la douceur et la maternité. On offre des fleurs roses pour exprimer son amitié, sa tendresse, son affection. Il nuance aussi les sentiments de l’amour.
Le rouge est une couleur violente et agressive (celle qui excite le taureau dans l’arène) ! Elle exprime l’ardeur et la chaleur des sentiments, la passion. Le rouge donne du courage et s’utilise pour faire une déclaration passionnée à la personne aimée. Un rouge trop foncé se teinte de jalousie.
Le jaune représente la lumière, le soleil, le talent artistique. Les fleurs jaunes sont, en général, la promesse du bonheur assuré. Mais attention à certaines variétés, pour lesquelles le jaune devient un symbole de trahison et d’infidelité !
L’orange symbolise la joie, la gaieté, la satisfaction. Du point de vue sentimental, il incarne un amour solide et confortable.
Le bleu est la couleur de la tendresse. Plus il est soutenu, plus le sentiment est passionné. Par contre, un bleu très foncé évoque un souvenir douloureux.
Le violet, c’est la délicatesse et la profondeur des sentiments. On enverra des fleurs violettes pour montrer à la personne aimée que l’on pense tendrement à elle, ou pour lui signifier son amour en toute discrétion. Mais il évoque aussi la douleur.
Le vert évoque l’espérance, l’optimisme. Un vert vif, c’est une confiance avouée, un vert foncé, elle s’est évanouie.



 

Plus d'infos : dites-le-avec-des-fleurs-t2415.htm

06.11.2009

PHOENIX : TOURNEE MONDIALE

Phoenix, le quatuor versaillais, a eu besoin de deux albums avant de séduire les Français.


En revanche, leur fusion pop rock électro s'est exportée triomphalement dès les débuts.

C'est au collège que se rencontrent les trois fondateurs de Phoenix. Leurs parents sont dans l'enseignement, la finance ou l'hôtellerie. Dès l'âge de dix ans, Thomas Mars Jr (né en 1977) et Deck D'Arcy (né en 1977)
qui a une formation piano classique, pratique la musique ensemble.Très vite, Christian Mozzalai (né en 1977) se joint à eux.


En 1991, les adolescents sont au lycée Hoche de Versailles qui voit aussi passer le duo de Air,
Etienne de Crécy ou Alex Gopher. Cette année-là, ils montent officiellement un groupe que rejoint en 1995 Laurent Broncowitz (né en 1974), frère de Christian. Le quatuor devient Phoenix en 1997.
Thomas est au chant, Deck à la basse, Christian et Laurent à la guitare.

En 1997, Phoenix monte un label, Ghetto Blaster, pour s'auto produire. Ils sortent ainsi à 500 exemplaires un tout premier CD de deux titres, "Party Time". Parallèlement, alors qu'il partagent un appartement, ils commencent à travailler sur un album à la maison.
vant de tout enregistrer en studio. L'année suivante, les Versaillais se font connaître grâce à un simple édité sur la compilation "Source Rocks" du label Source, lequel signe le groupe dans la foulée.

2000 : "United"

Le label Source tente de les convaincre de chanter en français, en vain. Phoenix s'attache à conserver ses textes en anglais, considérant que leur musique ne supporterait pas des paroles en français. Peu inspirés par leurs pairs hexagonaux – ils citent Gainsbourg et Voulzy -, ils revendiquent en revanche d'innombrables influences anglo-saxonnes, des Bee Gees à Prefab Sprout ou Springsteen.

Leur premier album sort en juin 2000 sous le titre "United".
Avant même sa sortie, les titres du CD sont diffusés avec succès sur des platines anglaises, américaines et européennes.  Mais la France ne réserve pas un tel accueil au groupe. Au contraire, les critiques fusent : "musique californienne", "gosses de riches", "disque d'agrément" ou "pop d'ameublement" selon le quotidien Libération en juin 2000. Peu importe, le groupe est vite assimilé à une branche plus rock de la French Touch et passe les deux années suivantes à tourner à travers le monde où là, on loue leurs qualités de musiciens, leurs simples percutants ou la finesse de la réalisation.

Sofia Coppola leur emprunte un titre pour la bande originale de son film "Lost in Translation" et les frères Farrelly pour "XXL (Extra Large)".

Le groupe passe au Bataclan de Paris le 30 mars 2001.

2004 : "Alphabetical"

 


Après une longue tournée, Phoenix se remet au travail pour un second disque. La gestation est difficile, l'inspiration se fait attendre, peut-être paralysée par le succès de "United". Puis après avoir jeté les premiers essais, l'album renaît du néant en quelques semaines."Alphabetical" finit par voir le jour le 30 mars 2004, toujours chez Source.
Cette fois, la France revoit sa copie et trouve enfin des qualités à la musique de Phoenix.
Le cocktail rock-pop-électro-hip-hop-folk-funk, mixé par le producteur américain Tony Hoffer (Supergrass, Beck, Air) séduit la critique et un public plus large.
La pochette est signée Hedi Slimane, le styliste vedette de la maison Dior, ce qui ajoute un plus à leur image "frenchy chic".

Dès le printemps, les quatre musiciens reprennent la route avec environ six autres musiciens. En avril, ils tournent en Angleterre et en Allemagne puis s'envolent pour le Japon et les Etats-Unis. Les 4 et 5 mai, ils font une étape à la Boule Noire à Paris puis le 28 juin à la Cigale. Au cours de l'été, on les voit au festival de la Route du Rock en Bretagne puis en Angleterre (4 et 5 août au Somerset House de Londres et le 15 septembre au Shepherds Bush Empire), en Belgique et à Berlin le 26 juillet. Ils reviennent en Allemagne pour une tournée en septembre.

Le 8 novembre 2004, sort dans 14 pays le premier album live du groupe, "Thirty Days Ago", enregistré en grande partie en concert à Oslo. Avant même de se retrouver dans les bacs, les fans du groupe peuvent acheter les titres sur le web. La sortie américaine est prévue pour février 2005. En attendant, le groupe donne une série de concerts aux Etats-Unis du 29 novembre au 13 décembre.

2006 : "It's never been like that"

Malgré un succès grandissant à l'étranger, dont on mesure la portée lors des performances scéniques du groupe, Phoenix n'est pas encore prophète en son propre pays. Les Versaillais comptent sur l'album qu'ils sont en train de préparer pour conquérir leurs pairs. "It's never been like that" est enregistré en Allemagne, à Berlin, en huis clos : Phoenix enregistre et produit l'intégralité du disque, qui sort en France le 12 mai 2006.
Très autobiographique, le troisième album du groupe français porte bien son nom puisque les dix morceaux qu'il contient donnent à voir une nouvelle facette de Phoenix, avec une composition différente des opus précédents mais avec la patte "Phoenix", reconnaissable entre toutes.
De plus, le lancement de "It's never been like that" est l'occasion, pour la maison de disques du groupe, EMI, de tester un nouveau procédé de commercialisation. L'album ressort le 30 mai en version "DigHitBook". Le concept : proposer à la vente un livre de 40 pages, sorte de biographie du groupe, composée de photos, de commentaires et de l'histoire des quatre garçons dans le vent. Au fil des pages, on en apprend un peu plus sur leur vie et leur musique… jusqu'à trouver, en dernière page, un code. Rendez-vous alors sur un site de téléchargement légal pour accéder à tous les titres de l'album, au prix de 25 euros –celui du livre.

Par ailleurs, Sofia Coppola contacte à nouveau le groupe qui participe à la bande originale de son film "Marie-Antoinette".

Une grande tournée mondiale s'annonce pour Phoenix, avec des premières dates, en juin, au Royaume-Uni (Londres, Birmingham, Manchester, Glasgow,…) où les Frenchies rencontrent les fans de la première heure.
Phoenix poursuit son vol au-dessus du globe en se produisant alternativement en Europe (Danemark, Finlande, Irlande, Suisse, Allemagne) et aux Etats-Unis, avant de joindre le Japon et de revenir en France où le festival Rock en Seine l'attend de pied ferme.

2009 : "Wolfgang Amadeus Phoenix"

 


Après cette gigantesque tournée, Phoenix travaille à un quatrième album. Toujours aussi apprécié en dehors des frontières françaises, le quatuor est invité en avril 2009 à se produire dans l’émission musicale américaine "Saturday Night Live". Un évènement qui tombe à pic pour commencer la promotion de leur nouveau disque, "Wolfgang Amadeus Phoenix", qui sort le 25 mai 2009, dans le monde entier.

Avec cet opus, Phoenix revient à ses premiers amours et à un son assez sophistiqué. Conjuguant énergie pop et textures synthétiques, il rappelle celui de son premier album, "United". Rien d’étonnant à cela puisque c’est le même Philippe Zdar, figure de la French Touch et membre de Cassius, qui l’a réalisé.

 

Plus d'informations : phoenix-t2862.htm

05.11.2009

NOLWENN LEROY - 3EME ALBUM

LE CHESHIRE CAT & MOI



Le 7 décembre prochain, Nolwenn Leroy offira  au public son troisième album dans lequel elle concrétise enfin un de ses rêves : pénétrer l'univers d'Alice au Pays des Merveilles.

Ceux qui l'ont suivie, depuis ses débuts et surtout ces quatre dernières années, ont pu interpréter les indices qu'elle a semés ponctuellement depuis la sortie de son deuxième album "Histoires Naturelles" et ne sont pas surpris de la voir aborder ce thème. La jeune femme, propulsée trop tôt au statut de star par la télé réalité, a mal vécu cette exposition médiatique alors qu'elle n'avait rien prouvé artistiquement. Elle a donc pris le recul suffisant et le temps de "repartir à 0" pour vivre son Art  de façon réellement "académique".

Ce troisième album comporte 11 chansons  dont 3 en langue anglaise. Il est né à Los Angeles, enregistré  en Suède et aux Iles Féroés, patrie de Teitur Lassen, grand ami de la jeune chanteuse, qui a réalisé, arrangé et produit cet album.

D’autres artistes au C.V. appréciable viennent s’ajouter à la liste des collaborateurs. Parmi eux : Jonatha Brooke, Michelle Featherstone et Rupert Hine pour la co-écriture des textes, Nico Muhly et Ruth Wall (du groupe Goldfrapp) pour les instruments à cordes (harpes) qui semblent tenir une place prépondérante dans les compositions musicales de l’album.


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Pochette réalisée d'après un tableau de Thomas Jacquet

 

Tracklisting :


1. Le Cheshire Cat
2. Faut-il, faut-il pas ?
3. Mademoiselle de la gamelle
4. Feel good
5. Cauchemar
6. Valse au sommet
7. Parfaitement insaisissable
8. You get me (avec Teitur)
9. Textile schizophrène
10. Amis des jours de pluie
11. Safe and sound

 

Le Cheshire Cat et moi - Edition collector limitée en précommande à la FNAC
Digipack - Inclus 2 titres inédits et 11 cartes postales illustrées
CD album Nolwenn Leroy Mercury - prévu le 07/12/2009 23,78 €


Le premier single FAUT-IL, FAUT-IL PAS ? sera disponible en téléchargement légal le 9 novembre.


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podcast


Plus d'informations : nolwenn-leroy-la-prima-donna-t1743-15.htm